c jolie de te decouvre blida .

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# Posté le lundi 25 décembre 2006 16:22

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 12:30

allah yerhmek ya chikh ( amin)

allah yerhmek ya chikh    ( amin)
“El Fra'k”[1], disait Hadj El Anka

La dernière fois que je l'ai vu, c'était chez lui. Il a invité plusieurs de ses nombreux amis. Sid Ahmed, son petit « frère » et Ali Malek entre autre qu'il appelait Sahbi et dont il rigolait de sa timidité comme si qu'il était content de trouver plus timide que lui. Sadek était heureux à chaque fois qu'il voyait ses amis.. A la table du dîner, il n'arrêtait pas de m'inciter à manger Ezzelif qu'il avait lui-même cuisinée, tenait-il à préciser. « Elle vient directement d'Alger » me disait-il. Devant mon étonnement, il rajoutait avec son humour discret : « en France, on a interdit les têtes de mouton depuis la folie de la vache »

La suite de la soirée ? Un classique... Sadek prend le mandole pour m'expliquer un mode Châabi et Akila lui rappelle qu'il ne doit pas incommoder les voisins... Ses voisins n'entendront plus le mandole, ni la voix chaude de Sadek.

A Paris où il est mort, Sadek habitait derrière le consulat d'Algérie. J'ai toujours considéré son chez lui comme le consulat des algériens.

C'est François qui m'a fait rencontrer Sadek. C'était à la belle terrasse de l'hôtel El Aurassi. Il ne parlait pas. Comme François d'ailleurs ! J'étais très content d'apprendre que Sadek qui était à ma droite était le chroniqueur que je lisais avec bonheur chaque jeudi matin dans un café maure à Blida. Je lui ai fait part de ma grande émotion à l'une de ses chroniques où il parlait à sa fille. Il m'a dit « tout le monde a gardé en mémoire cette chronique, je ne sais pas pourquoi, c'est le mystère de l'écriture »

J'espère que ces chroniques seront publiées un jour...

Trois ans après, la première personne que j'ai voulu rencontrer une fois arrivé à Paris, c'était Sadek, au canal Saint Martin, qu'il aimait beaucoup. Il avait froid comme d'habitude. A un moment je lui ai dit naïvement « Soyons sérieux Sadek, La France n'est comme même pas un exil pour un algérien, regardes, y a la presse algérienne dans les bureaux presse, on peut manger algérien quant on veut, on peut fumer les Rym si on le souhaite » il me répond « c'est parce que t'as un billet de retour que tu parles ainsi » lui qui une fois me racontait dans je ne sais quelle administration française, la guichetière lui dit « vous vous moquer de moi Monsieur » devant son interdiction elle rajoute « vous remplissez le formulaire en notant Nationalité : Algérienne alors que tu me présente une carte d'identité française » Normal d'après le cheikh Kateb Yacine « on pense à l'Algérie en exil plus qu'en Algérie, comme le manchot qui pense à son bras qu'il lui manque » Sadek avait quitté l'Algérie après une visite nocturne par les terroristes pour une « identification » dans son logement de Oueled Yaïch en bas de la montagne de Blida. Celui qui n'a pas connu cette cité au début des années 90 n'a pas connu la peur...

Sa voix mélancolique et profonde résonnera toujours dans mes oreilles quant un soir, il m'appelle pour me dire : « Demain, si t'es libre, on va voir François ».

Je garde de cette journée l'image de Sadek qui tremblait de froid à Versailles quant je suis sorti de la voiture pour étaler la carte de l'Île-de-France sur le capot de la voiture. On était paumé. A cause de Sid Ahmed, je pense. Sadek était pire que moi dans la lecture des cartes, mais il m'encourageait comme même « Le Bretonneux m'a dit François. Cherche Le Bretonneux »

Sadek avait toujours froid. « En France », disait-il. Un froid exagéré -je dirai- que je voyais dans les habits de Sadek : Chechs Targuis, Kéfiés militants et en dessus tout, l'inusable bleue de Marseille algérois.

Je pense que ce n'est pas le froid de la France qui affecté Sadek mais le froid du nageur dans la mer.

Qu'il soit éternellement réchauffé dans la terre des ses ancêtres !

Dans le RER, je lui ai demandé conseil quant au titre de mon nouveau film. Lui qui a trouvé le meilleur titre de tous les temps de la littérature algérienne. A propos de ce dernier[2], Quant on le lui complimenté, il répondait modestement que ce n'était pas son titre à lui, que c'était à El Anka. « Sous un soleil de plomb » lui disais-je. Après un court silence il me dit « -Sous Le soleil Le plomb- ce n'est pas mieux ? » Il était l'écrivain algérien le plus racé, le plus pur de ces dernières années dans la trajectoire de Kateb Yacine.

Le châabi. Sadek me racontait quand journaliste à Algérie-Actualité il voulait interviewer l'interviewable Amar Ezzahi. Recommandé par un ami, il va voir le Cheikh. Il lui dit, c'est moi le journaliste dont t'a parlé Sid Ali. Le chanteur lui dit : « Ah oui, d'accord. Tu veux un café...et au serveur : « donne-lui un café » et le chanteur partit...Sadek souriait encore à l'évocation de ce souvenir...

Avec Rachid Nouni, pareil ou presque. Ammi Rachid lui dit : « j'accepte que tu m'interview, mais ne publie rien sans mon autorisation ». Sadek fait le lendemain un article sur Blida en citant « en citant seulement, précisait-il, le nom de Rachid Nouni » Rachid s'en offusque et lui dit : « c'est fini, pas d'interview ». Comment Sadek pouvait-il faire un article sur Blida sans citer Nouni ? J'espère qu'ils s'arrangeront dans le monde où ils sont tous les deux aujourd'hui.

Je garde de Sadek l'image d'un être blessé au plus profond de lui-même par la guerre, par la méchanceté humaine. Comme son ami François Maspero d'ailleurs ! Lui, eux qui rêvaient d'un monde qui n'existe que dans les mélodies d'El Anka.

Je garde de lui aussi l'image d'un homme très content au salon de la littérature d'Alger 2002. Il mettait des dédicaces « littéraires » et personnalisées, à ses nombreux lecteurs venus le rencontrer au grand bonheur de Selma et Sofiane, heureux de l'avoir publier. Il m'a mis à moi, sur sa belle signature en arabe, « HASTA LA VICTORIA »

Heureusement que je n'ai pas lu encore l'un de ses livres, çà sera une autre belle rencontre avec mon ami Sadek.

Repose en paix, l'Artiste !

Abdenour Zahzah
Cinéaste



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[1] « La séparation ». Q'cid que Sadek me rappelait toujours que c'était un monument de la poésie maghrébine.

[2] Je fais comme fait dans la mer le nageur.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 16:03

.............eh oui

Rachid Nouni
Le chanteur du réconfort
De longues processions d'hommes, jeunes et vieux, chômeurs et détenteurs de petits métiers, habitant les vieilles maisons, les immeubles, les villas, partageant une pièce avec des frères et des s½urs, personnes aisées, fonctionnaires, agents, cadres, habitants de quartiers, de houmate, de cités, tous affluaient le soir venu vers une - ou la - lumière que diffusait, celui qui se consumait à petit feu, le poète et artiste homme simple, Rachid Nouni.

Plus de six années après son décès, sa mémoire continue de hanter l'espace des jardins et cours de maisons, les échoppes et magasins de nombre de nostalgiques d'un temps où les salles des fêtes n'étaient pas encore à la mode. Ses saluts discrets aux arrivants, son sourire protecteur, ses invitations à prendre place aux différents rangs avant l'entame de la première touche semblent d'un autre temps et d'un autre siècle. Et c'est vrai que Rachid Nouni, décédé le 2 mars 1999, dégageait un rayonnement envoûtant. « Il me faisait oublier mes craintes », « il nous apportait le réconfort moral introuvable ailleurs », « il me droguait jusqu'à tout accepter de la vie », « sa voix me poursuit et me protège toujours », « c'est mon guigoz de toujours », des passages recueillis chez des proches. Que d'histoires furent relatées, chantées, narrées donnant « rihet el bled » à nombre d'émigrés à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Voix du natif de la cité blidéenne, de Bab El Khouikha - toute une poétique - où il était né en pleine Seconde Guerre mondiale. Rachid Nouni a su apporter sa touche personnelle à un genre urbain qui réconforte ceux qui éprouvent des difficultés quotidiennes, ceux à qui colle la malvie, ceux des quartiers populaires nostalgiques de temps révolus ou rêvant à des lendemains meilleurs. Le regretté Nouni déclarait quelque temps avant sa mort que le chaâbi lui avait appris à connaître la nature des hommes, fait sentir la misère humaine dans toute son étendue : misère sentimentale, matérielle, culturelle. Tous ces hommes dont il a animé leur soirée de mariage, tous ces désormais pères dont il a fêté la circoncision, toutes ces maisons qu'il avait embaumé avec sa voix chaude, envoûtante, toutes ces rues et ruelles où arrivaient les airs qu'il fredonnait, toutes ces salles de spectacle qui l'avaient accueilli demeurent un témoignage de sa forte personnalité artistique. Blida, sa ville, n'a pas su lui rendre l'hommage qu'il mérite. Non point à travers une assistance matérielle aux enfants laissés orphelins des deux parents, mais à travers la nomination de son nom d'un espace afin de perpétuer son souvenir, en suscitant des travaux de recherche et/ou l'édition d'un livre. Patrimoine commun à toute une ville, les générations futures en voudront aux décideurs actuels de n'avoir pas su et pu perpétuer toute l'étendue de la personnalité de notre « hanouni » disparu au printemps et revenant avec persistance - au moins - à chaque Ramadhan
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# Posté le lundi 25 décembre 2006 16:00

ou est l'art de cha3bi maintenant ????

ou est l'art de cha3bi maintenant ????
Blida pleure un de ses meilleurs artistes. Rachid Nouni, chanteur chaâbi, s'est éteint mardi des suites d'une longue maladie à l'âge de 56 ans.
L'homme ne s'est jamais remis de la perte de son épouse, morte il y a de cela plus de quatre ans. Le chagrin l'a même poussé à réduire ses sorties publiques. Lorsque nous l'avions sollicité pour un entretien, au milieu de l'année 1992, il s'est excusé avec courtoisie. «Essayez de comprendre, je ne peux pas parler à la presse», nous avait-il dit. C'est que Rachid Nouni est un deuxième Amar Ezzahi.
Pas de caméras, pas de photos. Preuve en est : Amar Ezzahi ne possède aucun enregistrement à la télévision nationale. Ses photos sont rares.
Grâce à Omar Tayane, ex-directeur de la Cinémathèque de Blida et animateur à la radio El Bahdja, les bandes enregistrées du chanteur ont pu être diffusées à l'antenne.
El Bahdja et la Chaîne III sont les deux seules radios qui permettent à leur large auditoire d'écouter et d'apprécier les qacidate et nouba de Nouni. Ya el yakout, Ennahla, Ya taleb et Ayit ma nethemem sont les chansons les plus aimées de l'artiste. Aidé par une voix chaude et caressante, le chanteur a pu s'imposer parmi les artistes chaâbi de sa génération. Il a émergé soutenu par El Hadj Mohamed Saoudi et Mohamed Bouzerar. Il ne se séparait que rarement de sa mandoline après avoir longtemps joué du tar et de la derbouka.
L'animation des fêtes de mariage à Alger, Blida, Cherchell, Koléa ou Médéa était un événement lorsque Rachid Nouni était présent. Pour le chanteur, le chaâbi et l'andalou sont des arts auxquels il s'adonnait sans en faire son gagne-pain.
L'homme est mort en emportant avec lui des secrets et peut-être des trésors. C'est le destin des artistes de ce pays de mourir dans l'anonymat. Rachid Nouni a été enterré au cimetière des martyrs de Blida
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# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:48

tu es sidi e-chikh ???????voila sa

tu es sidi e-chikh ???????voila sa
Né 1e 5 mai 1943 à Blida. Sensible à la musique orientales il commence dans les années 50 à chantonner les airs de Mohamed Abdel wahab. L`amoureux de la guesba et le cheikh Bouras, dès les premières années de l`indépendance, fera partie d`un groupe de chaâbi "l`union artistique populaire`` en tant que terrar et drabki par la suite sous la direction de Mohamed Bouzerar. Composé de Settouf, Tass, Mrizek, Semmad, Hadj Benchoubane - responsable de théâtre de Bouzerar bien-sûr et de Ali Métidji, chef d`orchestre. la troupe ne va pas chômer. Aidé par Hadj Mohamed Saoudi, pâtissier de la rue Baj, Rachid Nouni va perfectionner son jeu du mendole. Pour ce fonctionnaire des finances (Crédit Populaire Algérien), à la voix velouter, aux intonations traînantes, le chaâbi ne sera jamais un métier mais un art. Ce "chanteur local`` comme il se définit modestement lui-même,
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# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:44